28/03/2011

Poons

ShetlandEn allant à leur rencontre pour les photographier et devant leurs bouilles si sympathiques, je ne pouvais m'empêcher de penser à cette véritable hécatombe à laquelle nous assistons chaque semaine. Tant d'entre eux finissent dans le mauvais camion… Tous jeunes et n'ayant pour tort que le fait d'être nés mâles et avec une robe dépourvue d'intérêt. Une fois de plus, je me dis que les consommateurs de viande chevaline devraient être confrontés à ces regards.

J'en profite pour placer mon petit coup de gueule et tant pis si je me fais des ennemis, j'assume et je n'ai rien à cirer de déplaire à de telles personnes. Je viens encore d'assister à la naissance d'un blog; celui d'un éleveur qui consacre ce blog à la vente de ses "produits". Que les choses soient claires : je ne mets pas tous les éleveurs dans le même panier et je respecte beaucoup certains d'entre eux. Que tous ne se rassurent pas pour autant car ils sont vraiment rares.

ShetlandCelui là fait partie de l'espèce que j'abhorre, le genre maquignon sans scrupule qui ne pense qu'à se faire du fric en exploitant ses animaux. J'aime pas tout comme je n'aime pas tous ces trous du cul qui se la pètent en faisant l'étalage de tous les pédigrées de leurs "produits". Oui, c'est comme ça qu'ils appellent un poulain et là où nous voyons une jolie frimousse de poulain, ils ne voient rien d'autre qu'un bénéfice à venir. Ils vous font croire qu'ils font l'élevage par amour des chevaux alors qu'en fait, ils n'aiment qu'eux même et le fric que ça leur rapporte. Bon, j'arrête là car comme pour les poons, ma tension va encore monter…

C'était l'instant coup de gueule.

 

 

Shetland

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00:40 Écrit par Oli dans 2011 | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : shetland |  Facebook | | |

02/11/2010

Les poons

Ils font fondre les enfants qui les perçoivent souvent comme de grosses peluches vivantes qui ne demandent qu’à être câlinées. C’est hélas fréquemment la cause de leur malheur… Achetés pour satisfaire un caprice, offerts comme cadeau ; ils sont l’objet de toutes les attentions durant un moment avant d’être peu à peu oubliés, négligés. Beaucoup se retrouvent seuls shetland Amoridans une prairie minuscule, sans autre occupation que se nourrir.
Devenus gênants et considérés comme des bouches inutiles, ils sont vendus et échouent majoritairement chez des marchands qui les exhiberont bien vite aux regards des chevillards et des bouchers.

Généralement rondouillards, leurs croupes dodues attirent les couteaux des bouchers comme des aimants. Leurs anciens propriétaires ont fermé leurs yeux à leur sort, préférant les oublier et apaiser leur conscience.

On devrait apposer la photo des équidés sur les étals, en évidence devant les morceaux de leur chair pour que l’hippophage soit contraint d’affronter le regard de celui qu’il s’apprête à manger. On devrait également y apposer une mention comme : « ceci est un morceau de filet issu du poney Bibidou qui a fait le bonheur de mademoiselle Machin durant deux ans avant que celle-ci ne s’en désintéresse »

ThibaldS’ils peuvent être parfois têtus, de temps en temps malicieux et toujours gourmands ; ils sont également affectueux et généreux, ils génèrent de larges sourires, peuvent être des confidents et des amis fidèles.

Ils ne sont pas des jouets que l’on peut ranger dans un coin du grenier lorsqu’ils sont passés de mode ; pensez-y avant de satisfaire un caprice égoïste. Posséder un animal quel qu’il soit est un engagement qui doit être respecté au quotidien.

Evidemment, il est plus facile de détourner le regard, de faire semblant d’ignorer ou d’oublier la réalité ; c’est plus apaisant…

 

 

Si la prise de conscience est un premier pas, il y en a d’autres à faire… L’ « animal jouet », le caprice que l’on satisfait ne fait pas que le bonheur éphémère d’un enfant gâté ; il gonfle également le portefeuille des fournisseurs de peluches vivantes, ces éleveurs qui ne vous parlent pas de leurs poneys mais shetland Zoulouvous vantent les origines de leurs « produits ».

Contrairement à ce qu’ils tentent de faire croire, chacun de leurs animaux ne constitue qu’un bénéfice potentiel ; ils ne les aiment pas pour ce qu’ils sont, ils aiment ce qu’ils peuvent leur rapporter… Il suffit d’ailleurs de connaître le sort de leurs poulinières pour s’en convaincre.

Alors, si un jour vous voulez accueillir un poney, si vous le faites non pas pour satisfaire un caprice mais animé d’une réelle volonté de vous impliquer pour le bien-être d’un compagnon équin et si vous êtes vraiment prêt à assumer ; tournez-vous donc vers l’une ou l’autre association qui les propose à l’adoption. Vous ne ferez pas uniquement un beau geste, vous contribuerez à attaquer le problème à sa base.

 

mini-shet  Cracker Jack