30/07/2013

Portes ouvertes 4 Balzanes

4 Balzanes, protection animale, refuge, équidés

Une bonne idée pour ce week-end !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, voici l'occasion rêvée de découvrir une belle association de protection des équidés et pour les habitués, une fête à ne pas manquer.

4 Balzanes est un refuge agréé qui recueille des équidés de tous poils victimes de maltraitance ou d'abandon. Ceux en bonne condition sont proposés à l'adoption sous contrat et les autres se voient offrir une vie digne et heureuse.

Des histoires parfois sordides et révoltantes mais qui heureusement, se terminent chacune par un nouveau départ, une nouvelle vie dans le respect de l'animal.

En espérant vous y rencontrer.

4 Balzanes, protection animale, refuge, équidés

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09/11/2010

Le drame des trotteurs

Trop tard pour sauver la jument dont il était question dans l’article précédent, son destin est scellé.
A l’instant où cette note est publiée, elle est soit déjà découpée en petits morceaux ou alors,  elle chemine dans d’affreuses conditions vers les pays de l’Est où l’attend un sort peu enviable.

En apprenant cette nouvelle, j’ai décidé de rédiger une note sur le drame des trotteurs et autres chevaux de courses.

Les chevaux de courses, qu’ils soient trotteurs ou galopeurs, constituent une grande part de la filière viande chevaline ; leur triste destin n’est qu’un fruit de l’arbre du profit. Ils sont rachetés par lots entiers par les chevillards qui sont heureux de trouver des chevaux jeunes, en bonne santé et à bas prix pour fournir les abattoirs.
Contre toute logique, ces chevaux jeunes, très sains, la plupart du temps déjà montés et totalement aptes au travail sont vendus pour la boucherie à un prix qui n’atteint même pas celui de la saillie qui les a engendrés.

Dans le monde des courses hippiques, quelques secondes ou un petit défaut font la différence entre plusieurs milliers d’euros et quelques billets de cinquante euros…

L’éleveur de chevaux de courses recherche avant tout le profit ; la nuit, il rêve que ses poulinières accouchent de futurs cracs qui lui rapporteront une fortune. Pour cela, il se fait alchimiste et sélectionne consciencieusement les géniteurs de ceux qu’il espère voir devenir des champions ; il recherche les meilleures origines possibles et regrette que la gestation de ses juments dure aussi longtemps. Il attend d’elles, un poulain par an et se moque qu’elles n’aient qu’un mois de repos entre deux gestations ; il veut obtenir de chacune d'elles un « produit » par an et si possible : un champion sur lequel les turfistes miseront !

Malheureusement, la génétique ne se manipule pas aussi aisément et les résultats ne sont pas souvent à la hauteur des espérances… Mais lui, il y croit ; un peu comme si Graff et Agassi allaient automatiquement et à coup sur être les parents de champions de tennis.

Lorsque naît le poulain, il est examiné sous toutes les coutures pour vérifier qu’il ne comporte pas de défaut majeur ; si jamais c’est le cas, il aurait mieux fait de ne pas voir le jour. S’il satisfait aux normes, il vivra une première année joyeuse et insouciante.

La deuxième année coïncide souvent avec les premiers tests et entraînements ; l’avenir du yearling se joue alors et la sélection est impitoyable. Si c’est un trotteur, il doit oublier l’une de ses allures naturelles qu’est le galop et atteindre néanmoins des objectifs de plus en plus élevés. C’est un peu comme si on obligeait un athlète à battre le record du 100 mètres sans pouvoir courir…

Les premiers perdants sont déjà écartés ; inutile de continuer à nourrir ces bouches inutiles qui ne rapporteront rien. L’éleveur ne cherche même pas à les revendre comme chevaux de loisir, cela prend trop de temps et il faut alors continuer à héberger et à alimenter ce stupide canasson qui n’est pas digne de ces prestigieux ancêtres ; il doit être écarté au plus vite et ne sera plus qu’une ligne au chapitre des pertes dans la comptabilité de l’élevage.

Bugaboo trotteur réformé

Ceux qui satisfont aux critères de sélection poursuivent leur entraînement. Ils sont conditionnés longuement, pour apprendre à démarrer au son du starter ; ils reçoivent une alimentation spécifique parfois additionnée de produits destinés à améliorer leurs performances, bienvenue dans le monde du sport…
Pas de chance pour ceux qui viennent à se blesser et en gardent l’une ou l’autre séquelle ; ils seront écartés eux aussi, « réformés » pour employer le terme adéquat.
Manque de bol également pour ceux qui n’obtiennent pas de résultats, pour rapporter, un cheval doit être gagnant…

Quant aux vainqueurs, sont-ils réellement gagnants ?

Durant quelques années et tant qu’ils maintiennent leurs performances, ils auront un statut de star et seront soignés aux petits oignons. Hélas, l’âge de la retraite arrive bien vite même pour les cracs…
Pensionné des champs de courses n’est pas synonyme de retraite dorée !
S’il est hongre, le champion n’a pour ainsi dire aucun espoir ; il sera lui aussi réformé et ira vraisemblablement rejoindre la cohorte de ses prédécesseurs sur les étals des boucheries.

Si c’est une championne, elle deviendra peut-être une poulinière qui sera alors exploitée comme usine à poulains jusqu’à usure complète et réforme…
S’il est entier, il deviendra peut-être reproducteur et sera sollicité pour fournir sa semence qui se transformera pour son heureux propriétaire, en euros sonnants et trébuchants. Cela, jusqu’à ce qu’un autre crac soit jugé meilleur reproducteur que lui… Et en attendant, il mènera une vie terriblement solitaire car non, ne croyez pas qu’on le laissera s’ébattre librement avec un harem à féconder ! Que nenni, il rencontrera sa partenaire juste pour l’engrosser, sans flirt ni préliminaires amoureux ; dans un véritable viol organisé par l’éleveur.
Une fois l’heure de la réforme venue pour lui ; il y a de fortes chances pour qu’on lui ôte la virilité qui a fait son succès ; les bouchers rechignent à servir de l’étalon…Misery, pur-sang anglais

Au final, dans le meilleur des cas, l’espérance de vie moyenne d’un cheval de course n’est pas très élevée et au moins 85% d’entre eux finissent dans une assiette avant d’avoir atteint l’âge de dix ans.

Pourtant, ce sont pour la grande majorité d’excellents chevaux. Contrairement à certaines idées reçues, bon nombre d’entre eux sont d’excellent caractère ; les trotteurs peuvent rapidement réapprendre à galoper et certains d’entre eux sont très doués pour l’obstacle ; en outre, ils peuvent devenir de très bons chevaux de randonnée aux allures confortables et à la grande endurance. Les purs-sangs eux, peuvent être des chevaux extrêmement doux et attachants et peuvent devenir de merveilleux chevaux de loisir.

 

Qu’ils soient trotteurs ou galopeurs, ils peuvent tous devenirs des compagnons merveilleux ; de généreux complices qui auront vite compris que la nouvelle vie qui s’offre à eux lorsqu’ils sont sauvés du couteau des bouchers, est pleine d’avantages à savourer au quotidien.

Je n’ai pas rédigé cet article sans la moindre connaissance du sujet ; j’ai assisté au triste spectacle de voir ces chevaux rachetés sur un marché par des chevillards heureux de la bonne affaire qu’ils venaient de conclure. J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs de ces « réformés » qui avaient échappé à leur funeste destin, les rencontrer fut toujours positif et bénéfique. Espoir trotteur réformé

J’aimerais terminer cet article en saluant particulièrement les efforts de Christelle et Fabian qui ont tenté d’arracher quatre de ces infortunés chevaux à leur triste sort. Grâce à eux et à leur association « Equi’chance », trois d’entre eux ont été sauvés ; ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau pure face à l’océan de misère généré par l’âpreté au gain de certains « humains » mais le geste et l’action sont là avec toutes ces belles valeurs que notre monde à tendance à oublier de nos jours.

Et enfin, je dirai que tous les éleveurs, naisseurs et entraîneurs ne sont pas à mettre dans le même sac ; certains d’entre eux, même s’ils sont trop rares, aiment réellement les chevaux et évitent ces pratiques immondes. Puissent-ils à l’avenir, être plus nombreux…

02/11/2010

Les poons

Ils font fondre les enfants qui les perçoivent souvent comme de grosses peluches vivantes qui ne demandent qu’à être câlinées. C’est hélas fréquemment la cause de leur malheur… Achetés pour satisfaire un caprice, offerts comme cadeau ; ils sont l’objet de toutes les attentions durant un moment avant d’être peu à peu oubliés, négligés. Beaucoup se retrouvent seuls shetland Amoridans une prairie minuscule, sans autre occupation que se nourrir.
Devenus gênants et considérés comme des bouches inutiles, ils sont vendus et échouent majoritairement chez des marchands qui les exhiberont bien vite aux regards des chevillards et des bouchers.

Généralement rondouillards, leurs croupes dodues attirent les couteaux des bouchers comme des aimants. Leurs anciens propriétaires ont fermé leurs yeux à leur sort, préférant les oublier et apaiser leur conscience.

On devrait apposer la photo des équidés sur les étals, en évidence devant les morceaux de leur chair pour que l’hippophage soit contraint d’affronter le regard de celui qu’il s’apprête à manger. On devrait également y apposer une mention comme : « ceci est un morceau de filet issu du poney Bibidou qui a fait le bonheur de mademoiselle Machin durant deux ans avant que celle-ci ne s’en désintéresse »

ThibaldS’ils peuvent être parfois têtus, de temps en temps malicieux et toujours gourmands ; ils sont également affectueux et généreux, ils génèrent de larges sourires, peuvent être des confidents et des amis fidèles.

Ils ne sont pas des jouets que l’on peut ranger dans un coin du grenier lorsqu’ils sont passés de mode ; pensez-y avant de satisfaire un caprice égoïste. Posséder un animal quel qu’il soit est un engagement qui doit être respecté au quotidien.

Evidemment, il est plus facile de détourner le regard, de faire semblant d’ignorer ou d’oublier la réalité ; c’est plus apaisant…

 

 

Si la prise de conscience est un premier pas, il y en a d’autres à faire… L’ « animal jouet », le caprice que l’on satisfait ne fait pas que le bonheur éphémère d’un enfant gâté ; il gonfle également le portefeuille des fournisseurs de peluches vivantes, ces éleveurs qui ne vous parlent pas de leurs poneys mais shetland Zoulouvous vantent les origines de leurs « produits ».

Contrairement à ce qu’ils tentent de faire croire, chacun de leurs animaux ne constitue qu’un bénéfice potentiel ; ils ne les aiment pas pour ce qu’ils sont, ils aiment ce qu’ils peuvent leur rapporter… Il suffit d’ailleurs de connaître le sort de leurs poulinières pour s’en convaincre.

Alors, si un jour vous voulez accueillir un poney, si vous le faites non pas pour satisfaire un caprice mais animé d’une réelle volonté de vous impliquer pour le bien-être d’un compagnon équin et si vous êtes vraiment prêt à assumer ; tournez-vous donc vers l’une ou l’autre association qui les propose à l’adoption. Vous ne ferez pas uniquement un beau geste, vous contribuerez à attaquer le problème à sa base.

 

mini-shet  Cracker Jack

26/10/2010

Une asso à découvrir : Equi'chance

Equi’chance est une association sans but lucratif créée en août de cette année par Christelle et Fabian, deux amoureux inconditionnels des équidés. Cette nouvelle asbl s’est donné pour mission de sauver des équidés en danger et de leur trouver des familles d’adoption.

Christelle et Fabian ont déjà une expérience solide dans la protection animale ; au cours des années durant lesquelles ils ont œuvré pour une grande association, ils ont été confrontés à de dures et inacceptables réalités. Ils ont ainsi vu de nombreux chevaux être embarqués dans les camions des chevillards afin d’approvisionner les abattoirs ; funeste récompense pour des créatures ayant pourtant offert le meilleur d’elles-mêmes durant toute leur vie. Pour reprendre leurs mots : être témoins de telles scènes a eu sur eux, l’effet d’un électrochoc. Offrir une nouvelle chance à des équidés mis au rebut est devenu leur maître mot et ils redoublent d’efforts pour y parvenir.

Le principe d’Equi’chance est simple et efficace ; il s’appuie sur deux axes principaux : le sauvetage et l’adoption. L’association ne disposant pas d’une grande capacité d’hébergement, les sauvetages sont tributaires des adoptions : chaque équidé adopté ouvre la voie au sauvetage de l’un de ses congénères. Equi’chance s’attache donc avec lucidité à sauver des équidés « adoptables » afin que ceux-ci aient un maximum de chance de se trouver une famille d’accueil.

L’adoption est donc la clé de voute de l’organisation mais il ne s’agit pas d’une simple formalité. Adopter doit être avant tout un acte de cœur et un réel engagement vis-à-vis de l’équidé ; qu’il s’agisse d’un cheval, d’un poney ou encore d’un âne, ce fidèle compagnon a des besoins et il est impératif de les satisfaire. Pas question de céder à un caprice d’enfant ou d’obtenir un cheval à très bas prix ; l’objectif absolu est le bien être de l’animal et c’est pour cette raison que des critères objectifs régissent les contrats d’adoption.

Tout le monde ne peut pas se permettre d’adopter un équidé ! Même si cela reste pour bon nombre d’entre nous un rêve merveilleux, il n’est pas toujours réalisable.
Qu’à cela ne tienne, l’association a besoin d’autres aides et chacun peut y contribuer à sa façon.
Le fonctionnement d’une telle association a un coût et malheureusement, celui-ci est élevé.
Le sauvetage en lui-même à un prix et ensuite, viennent les frais supplémentaires engendrés par la visite vétérinaire, les vaccins, vermifuges  et autres soins éventuels. L’hébergement a également son coût ; un cheval ne vit pas d’air pur et d’eau fraîche.
Bref, tout un chacun peut aider activement l’association en versant sa contribution sur le compte bancaire de celle-ci ; cette aide est précieuse et bienvenue.

Rendez-vous donc sur le site d’Equi’chance pour découvrir cette jeune association pleine d’avenir et la soutenir au mieux de nos possibilités.

Vous aussi, Internautes, bloggeurs ou webmasters : faites connaître Equi’chance en publiant un lien sur vos pages !

Equi'chance

07/10/2010

Caudectomie - Caudotomie

caudectomieLors du concours provincial de chevaux de traits auquel j’ai assisté, une pratique visiblement répandue m’avait choqué et je ne pouvais pas rester sans investiguer un peu sur le sujet.

Mon souci premier était de savoir si cette pratique appelée « caudectomie » ou encore « caudotomie » était autorisée ou interdite en notre pays.

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