09/11/2010

Le drame des trotteurs

Trop tard pour sauver la jument dont il était question dans l’article précédent, son destin est scellé.
A l’instant où cette note est publiée, elle est soit déjà découpée en petits morceaux ou alors,  elle chemine dans d’affreuses conditions vers les pays de l’Est où l’attend un sort peu enviable.

En apprenant cette nouvelle, j’ai décidé de rédiger une note sur le drame des trotteurs et autres chevaux de courses.

Les chevaux de courses, qu’ils soient trotteurs ou galopeurs, constituent une grande part de la filière viande chevaline ; leur triste destin n’est qu’un fruit de l’arbre du profit. Ils sont rachetés par lots entiers par les chevillards qui sont heureux de trouver des chevaux jeunes, en bonne santé et à bas prix pour fournir les abattoirs.
Contre toute logique, ces chevaux jeunes, très sains, la plupart du temps déjà montés et totalement aptes au travail sont vendus pour la boucherie à un prix qui n’atteint même pas celui de la saillie qui les a engendrés.

Dans le monde des courses hippiques, quelques secondes ou un petit défaut font la différence entre plusieurs milliers d’euros et quelques billets de cinquante euros…

L’éleveur de chevaux de courses recherche avant tout le profit ; la nuit, il rêve que ses poulinières accouchent de futurs cracs qui lui rapporteront une fortune. Pour cela, il se fait alchimiste et sélectionne consciencieusement les géniteurs de ceux qu’il espère voir devenir des champions ; il recherche les meilleures origines possibles et regrette que la gestation de ses juments dure aussi longtemps. Il attend d’elles, un poulain par an et se moque qu’elles n’aient qu’un mois de repos entre deux gestations ; il veut obtenir de chacune d'elles un « produit » par an et si possible : un champion sur lequel les turfistes miseront !

Malheureusement, la génétique ne se manipule pas aussi aisément et les résultats ne sont pas souvent à la hauteur des espérances… Mais lui, il y croit ; un peu comme si Graff et Agassi allaient automatiquement et à coup sur être les parents de champions de tennis.

Lorsque naît le poulain, il est examiné sous toutes les coutures pour vérifier qu’il ne comporte pas de défaut majeur ; si jamais c’est le cas, il aurait mieux fait de ne pas voir le jour. S’il satisfait aux normes, il vivra une première année joyeuse et insouciante.

La deuxième année coïncide souvent avec les premiers tests et entraînements ; l’avenir du yearling se joue alors et la sélection est impitoyable. Si c’est un trotteur, il doit oublier l’une de ses allures naturelles qu’est le galop et atteindre néanmoins des objectifs de plus en plus élevés. C’est un peu comme si on obligeait un athlète à battre le record du 100 mètres sans pouvoir courir…

Les premiers perdants sont déjà écartés ; inutile de continuer à nourrir ces bouches inutiles qui ne rapporteront rien. L’éleveur ne cherche même pas à les revendre comme chevaux de loisir, cela prend trop de temps et il faut alors continuer à héberger et à alimenter ce stupide canasson qui n’est pas digne de ces prestigieux ancêtres ; il doit être écarté au plus vite et ne sera plus qu’une ligne au chapitre des pertes dans la comptabilité de l’élevage.

Bugaboo trotteur réformé

Ceux qui satisfont aux critères de sélection poursuivent leur entraînement. Ils sont conditionnés longuement, pour apprendre à démarrer au son du starter ; ils reçoivent une alimentation spécifique parfois additionnée de produits destinés à améliorer leurs performances, bienvenue dans le monde du sport…
Pas de chance pour ceux qui viennent à se blesser et en gardent l’une ou l’autre séquelle ; ils seront écartés eux aussi, « réformés » pour employer le terme adéquat.
Manque de bol également pour ceux qui n’obtiennent pas de résultats, pour rapporter, un cheval doit être gagnant…

Quant aux vainqueurs, sont-ils réellement gagnants ?

Durant quelques années et tant qu’ils maintiennent leurs performances, ils auront un statut de star et seront soignés aux petits oignons. Hélas, l’âge de la retraite arrive bien vite même pour les cracs…
Pensionné des champs de courses n’est pas synonyme de retraite dorée !
S’il est hongre, le champion n’a pour ainsi dire aucun espoir ; il sera lui aussi réformé et ira vraisemblablement rejoindre la cohorte de ses prédécesseurs sur les étals des boucheries.

Si c’est une championne, elle deviendra peut-être une poulinière qui sera alors exploitée comme usine à poulains jusqu’à usure complète et réforme…
S’il est entier, il deviendra peut-être reproducteur et sera sollicité pour fournir sa semence qui se transformera pour son heureux propriétaire, en euros sonnants et trébuchants. Cela, jusqu’à ce qu’un autre crac soit jugé meilleur reproducteur que lui… Et en attendant, il mènera une vie terriblement solitaire car non, ne croyez pas qu’on le laissera s’ébattre librement avec un harem à féconder ! Que nenni, il rencontrera sa partenaire juste pour l’engrosser, sans flirt ni préliminaires amoureux ; dans un véritable viol organisé par l’éleveur.
Une fois l’heure de la réforme venue pour lui ; il y a de fortes chances pour qu’on lui ôte la virilité qui a fait son succès ; les bouchers rechignent à servir de l’étalon…Misery, pur-sang anglais

Au final, dans le meilleur des cas, l’espérance de vie moyenne d’un cheval de course n’est pas très élevée et au moins 85% d’entre eux finissent dans une assiette avant d’avoir atteint l’âge de dix ans.

Pourtant, ce sont pour la grande majorité d’excellents chevaux. Contrairement à certaines idées reçues, bon nombre d’entre eux sont d’excellent caractère ; les trotteurs peuvent rapidement réapprendre à galoper et certains d’entre eux sont très doués pour l’obstacle ; en outre, ils peuvent devenir de très bons chevaux de randonnée aux allures confortables et à la grande endurance. Les purs-sangs eux, peuvent être des chevaux extrêmement doux et attachants et peuvent devenir de merveilleux chevaux de loisir.

 

Qu’ils soient trotteurs ou galopeurs, ils peuvent tous devenirs des compagnons merveilleux ; de généreux complices qui auront vite compris que la nouvelle vie qui s’offre à eux lorsqu’ils sont sauvés du couteau des bouchers, est pleine d’avantages à savourer au quotidien.

Je n’ai pas rédigé cet article sans la moindre connaissance du sujet ; j’ai assisté au triste spectacle de voir ces chevaux rachetés sur un marché par des chevillards heureux de la bonne affaire qu’ils venaient de conclure. J’ai eu la chance de côtoyer plusieurs de ces « réformés » qui avaient échappé à leur funeste destin, les rencontrer fut toujours positif et bénéfique. Espoir trotteur réformé

J’aimerais terminer cet article en saluant particulièrement les efforts de Christelle et Fabian qui ont tenté d’arracher quatre de ces infortunés chevaux à leur triste sort. Grâce à eux et à leur association « Equi’chance », trois d’entre eux ont été sauvés ; ce n’est peut-être qu’une goutte d’eau pure face à l’océan de misère généré par l’âpreté au gain de certains « humains » mais le geste et l’action sont là avec toutes ces belles valeurs que notre monde à tendance à oublier de nos jours.

Et enfin, je dirai que tous les éleveurs, naisseurs et entraîneurs ne sont pas à mettre dans le même sac ; certains d’entre eux, même s’ils sont trop rares, aiment réellement les chevaux et évitent ces pratiques immondes. Puissent-ils à l’avenir, être plus nombreux…

Commentaires

Bonsoir Olivier,
Je viens de lire ton article et dès le début j'en ai eu des larmes dans les yeux. Je n'ai rien su faire pour la sauver... Je ne sais si j'ai eu la chance ou la malchance de connaître le monde des courses dans les coulisses. C'était comme tu le décris si bien. Je les montais pour les sortir un peu de leur "piste". Ils étaient tous adorables et quand par camions entiers, ils partaient pour un douloureux voyage et que j'entendais "Surtout n'oublies pas les licols..." je ne me rendais pas vraiment compte de l'enfer qu'ils allaient vivre...Et puis j'ai appris l'endroit où ils partaient, et j'ai stoppé net d'aller dans ces écuries (Sterrebeek) et à 17 ans, j'ai fait adopté une trotteuse qui a fini ses jours tranquillement...mais on ne sait malheureusement pas les sauver tous...tant qu'il y aura des paris et des hippophages...cette honte continuera!
Bisous
Fanchon

Écrit par : Françoise | 09/11/2010

Merci Françoise pour ce commentaire

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Bonsoir Françoise,

Hélas, comme tu le dis si bien : ce n'est pas près de s'arrêter, les courses hippiques génèrent des revenus importants et notamment par les paris. Les turfistes ne pensent pas un seul instant au chevaux, pour eux ce ne sont que des numéros sur une grille de pronostics susceptibles de leur rapporter de l'argent.

Amitiés, bises

Écrit par : Oli | 09/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

Pendant près de 4 ans, j'était propriétaire d'une trotteuse du nom de Non-Stop (bien connue à la Chevauchée). Ce fut mes plus belles années ! J'ai appris beaucoup avec elle et nous avons même participé à plusieurs concours de dressage.
Ceci pour dire que même avec un trotteur nous pouvons arriver, avec de la patience, à pratiquer des disciplines qui ne leur était absolument pas destiné .

Écrit par : Roni | 09/11/2010

Merci Roni pour ce commentaire

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Hello Roni,

Tout à fait d'accord avec toi. Je suis ravi d'apprendre que tu connais ce manège, serais-tu de la région ?

Amitiés à toi et chapeau bas pour ton investissement quotidien pour nos amis animaux; j'invite d'ailleurs tous ceux qui lisent ces commentaires à visiter ton blog adoption.

Écrit par : Oli | 09/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

Merci pour cet article si vrai et poignant.

Kryss

Écrit par : Kryss | 10/11/2010

Merci Kryss pour ce commentaire

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Merci à toi Kryss, à Fabian, à votre association et à toutes celles et ceux qui ont fait de leur mieux pour sauver ces 4 infortunés. Trois d'entre eux l'ont échappé belle et c'est très positif.

Peu de gens savent à quoi vous êtes confrontés, au déchirement que l'on ressent en affrontant les regards de ceux pour lesquels on ne peut rien...
Pour positiver, je dirais qu'il y a autre chose qu'il faut connaître : c'est la joie et l'émotion qui peuvent nous submerger lorsqu'on participe à un sauvetage réussi, le bonheur d'emmener l'un de ces chevaux loin du funeste destin qui lui était réservé. C'est peut-être une maigre consolation face au désarroi qui s'empare de nous mais c'est ce qu'il faut retenir car c'est vraiment beau.

Il faut garder l'espoir que les consciences s'éveillent enfin et que les choses changent un jour...
"L'espérance est la dernière chose qui meurt en l'homme" (Diogene)

Écrit par : Oli | 10/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

Bel article Oli

Écrit par : *MeL* | 10/11/2010

Merci *MeL* pour ce commentaire

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Merci MeL,
Si seulement il pouvait entraîner des réactions...

Écrit par : Oli | 10/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

Je partage entièrement le com de Mel, rien à rajouter, si ce n'est que ça te tord quand même le ventre de savoir que les chevaux sauvés ne sont pas la majorité. Je ne peux m'empêcher de penser à ceux qui finissent mal.
Bisous

Écrit par : Patouland | 12/11/2010

Merci Patouland pour ce commentaire

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Nous sommes beaucoup à être torturés par ces images...

Bisous à toi et à Kiara

Écrit par : Oli | 13/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

LUTTE CONTRE L'HIPPOPHAGIE

NON ! UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !

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98, rue de Canteleu
59000 LILLE

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Amitiés.

AEC.

Écrit par : AEC | 13/11/2010

Merci AEC pour ce commentaire

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Merci,

Désolé, je ne suis pas sur facebook.

Écrit par : Oli | 13/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

J'ignorais totalement ces pratiques indignes !!!!Merci à toi pour cet article!! Quel horreur comment peut on traiter des chevaux de cette façon! Moi, jamais je ne mangerai du cheval, je ne pourrais pas ni du gibier! Je suis presque végétarienne car je suis dégoutée du sort de ces pauvres animaux! Bisousssssssssssss

Écrit par : gootchai | 18/11/2010

Merci gootchai pour ce commentaire

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C'est bien là que se situe une grande partie du problème : la méconnaissance de cette situation.
La filière viande se garde bien de révéler cela et d'autres choses également qui feraient beaucoup de tort à leur commerce.
Bisous :-)

Écrit par : Oli | 18/11/2010

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

Quand les personnes respecteront la nature et tout ce qui se trouve à l'intérieur de cette beautè, peut etre les choses changeront...

Écrit par : Eddy Deforest | 27/11/2010

Merci Eddy Deforest pour ce commentaire

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Bonjour,

Je suis d'accord avec cet article.
Moi même j'ai acheté, il y a 17 ans un trotteur de 18 mois(mon premier cheval) réformé des courses chez un soit-disant entraîneur. Pour dire, j'ai eu son adresse par un employé d'un abattoir. Cet entier était ferré mais ne donnait pas ses pieds. Je m'interroge toujours sur la manière dont il a été ferré à l'époque! Grâce à lui on a réussi à gagner de nombreux lots en TREC malgré sa taille (1,69m au garrot). Et que de bons souvenirs! Ce joli bai brun foncé, actuellement âgé de plus de 19 ans coule une belle retraite avec ses copains.

Écrit par : Pineau | 27/09/2012

Merci Pineau pour ce commentaire

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bonjour, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'il y a ecrit
sur le monde des courses !!! je suis cavalier d'entrainement et aucuns
de nos chevaux part a la boucherie qu'il est 10ans ou se soit accidenté
en course ou a l'entrainement.
c'est un milieu de PASSIONNES, nous respectons nos chevaux et ils aiment leur
metier !!!! un cheval qui n'a pas envie de courir refusera le depart.
que faites vous d'un cheval de cso qui ne saute pas bien ???
les chevaux de course qui partent a la boucherie proviennent de marchant de chevaux
qui nous promettent de les vendres mais leur donne seulement quelque jours
car les gens des sports hippiques les refusent car ils SONT DANGEUREUX OU DIFFICILES !!!!!
nos chevaux vont dans une ecurie qui les travaille facon chevaux de selle et ils seront vendu apres.
et les pauvres poneys de 25ans qui finissent a la boucherie n'aise pas honteux ??????

Écrit par : marie | 10/10/2012

Merci marie pour ce commentaire

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Je peux tout à fait comprendre que vous ne soyez pas d'accord et d'autant plus qu'en étant cavalier d'entraînement, vous n'allez pas dénigrer ce que vous faites.
Vous me faites un peu penser aux partisans de la caudectomie qui jurent leurs grands dieux qu'ils coupent la queue de leur chevaux pour le bien de ces derniers.

Bien entendu, il est tout à fait possible que votre écurie soit une rare exception et je souhaite de tout coeur que ce soit le cas car cela signifierait qu'il reste un espoir.

Pour répondre à vos questions, je dirais que visiblement, vous n'avez lu que cet article et pas le reste du blog car j'ai déjà dénoncé bien d'autres situations dans d'autres articles.
J'ajouterai qu'il n'y a pas que les tristes choses qui se passent en sport hippique ou équestre qui me dégoutent; ce que font certains propriétaires sans pratiquer la moindre activité physique avec leur chevaux est également dénoncé ou à dénoncer.

En lisant le blog de manière plus complète, vous devriez avoir une autre idée ou alors, c'est que vous ne comprenez rien à l'esprit de ce blog qui s'érige toujours contre toute forme de maltraitance, d'abandon, de mise au rebus ou de vente à la boucherie.

Et, juste pour rappel, ma jument a été sauvée de la boucherie; c'est une jument âgée que nous avons repris avec pour seul et unique objectif de lui assurer une belle retraite.

Du reste, je persiste et signe : il faut vraiment être de mauvaise foi ou vivre sur une autre planète pour dire que le monde des courses ne fourni pas la majorité des chevaux de boucherie. Allez un de ces jours sur un marché aux chevaux destinés à la boucherie et comptez le nombre de trotteurs...

Alors, les passionnés de ce milieu qui respectent leurs chevaux, dites -vous bien qu'ils sont une minorité rare. Par contre, le nombre de faux culs qui tentent de faire croire qu'ils aiment et respectent les chevaux est trèsélevé.

Écrit par : Oli | 10/10/2012

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

bonjour et merci pour votre reponse.
cela fait maintenant 9ans que je travaille avec les chevaux de course ( galopeur ).
jai toujours eu la chance de connaitre des entraineurs qui laissent une seconde chance a leur chevaux.
notre dernier cheval vendu pour la retraite est en vente sur le bon coin.( ouh la la ).

en ce qui concerne le monde du trot je suis daccord avec vous, les chevaux finissent souvent a la boucherie.
la cause, les qualifications a 2ans et les conditions pour pouvoir en faire des reproducteurs !!
et cela me degoute.

heureusement un cheval ce n'est pas du betail !! il faut s'en occuper soigneusement.
et il faut de la place. je pense que meme vous ne pouvez pas sauver tous les chevaux de boucherie pour
manque de place.comme beaucoup de gens.

n'oublions pas que les chevaux de trait sont aussi destinés a cette triste fin.

sur l'association one voice, il y a des videos sur une foire au chevaux et un vendeur comfirme
que beaucoup sont des chevaux de selles.

la seule chose serait que les chevaux soit animaux de compagnie pour eviter cette triste fin.
mais l'exportation vers les pays d'europe reste un obstacle.

en vous priant de bien vouloir rester POLI et CORRECT a mon egart.... cordialement.
et sacher maintenant qu'il EXISTE des personnes travaillant avec les chevaux de course qui les respectent !!!!!

Écrit par : marie | 11/10/2012

Merci marie pour ce commentaire

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Bonjour,

Désolé de ne pas avoir pu répondre plus tôt mais bon, on ne fait pas toujours ce qu'on veut…

Je crois être resté poli mais bien entendu, je pourrais comprendre que vous ayez pris la dernière phrase de mon commentaire précédent pour vous alors qu’elle n’est destinée qu’à ceux qui pourront se reconnaître dans la description. Quant à être correct, je pense l’avoir été même si, je l’avoue, mes propos étaient assez tranchés et quelque peu incisifs. Je suis facilement sur la défensive en traitant de ce sujet.

Soit, revenons à nos moutons ou plutôt : à nos équidés.

Il y a déjà une chose que je relève et apprécie dans votre deuxième commentaire : « vous avez toujours eu la chance de connaître des entraineurs qui laissent une seconde chance à leurs chevaux ». Alors oui, c’est une chance pour vous car malheureusement, ils ne sont pas légions…

Soyons honnêtes, à ce niveau de compétition et quelle que soit la discipline, nous sommes dans le « buziness » et le seul but est de faire du fric. Les chevaux ne représentent plus que des gains potentiels et même quand ils sont des cracs, ils s’usent. Etre champion est un statut éphémère.
En résumé et encore une fois, soyons honnêtes et pragmatiques : on n'ouvre pas une écurie de course par amour des chevaux; on le fait par amour des courses et par esprit de compétition avant tout et les perspectives de faire du fric sont presque toujours liées. Pourquoi faire courir sinon pour gagner ? Par contre, je peux concevoir qu'un cavalier d'entraînement exerce par plaisir; pour avoir le vent qui lui fouette le visage et foncer sur la piste. Ca n'empêche pas d'aimer les chevaux avec sincérité mais pardonnez-moi si je persiste à penser que cet amour n'est pas inconditionnel et un tantinet égoïste dans le sens où il ne fait pas forcément l'affaire du cheval, loin de là. Enfin, il est clair que comme partout, chaque règle a ses exceptions et dans ce cas ci, c'est fort heureux ! Je ne peux pas douter que des personnes évoluant dans ce milieu aiment et respectent les chevaux mais ça ne change pas grand chose à leur triste sort et ça ne fait certainement pas la règle.

Vous parlez de deuxième chance et au départ, c’est un point positif puisque, comme vous le dites vous-même, certains n’ont pas même cette seconde chance.
OK, certains ont droit à une seconde chance mais quelle est-elle ? Pour certains, elle est réelle et se concrétise par une vie hors compétition (dans le cas des courses), une « reconversion » en quelque sorte. Mais pour les autres ?
Ne nous leurrons pas, certains retombent dans le même univers mais à un niveau de prétention moindre et si là non plus, ils ne satisfont pas, les « troisièmes chances » sont rares.

Ceci dit et pour abonder dans votre sens, on rencontre moins de galopeurs que de trotteurs sur les marchés mais, ceci tient pour grande part à une raison particulière : les proportions sont différentes dans notre pays. Moins de courses de galop, moins de naissances… En d’autres termes : le pur-sang galopeur est moins répandu que le trotteur qui cartonne en terme de nombre de naissances.

Le choix de vendre son cheval sur le bon coin ou ailleurs ? Je ne vais pas jeter la pierre et je ne souhaite pas ouvrir le débat sur ce sujet.

Quant aux chevaux de trait, là aussi, je vous invite à relire le blog car le sujet me hérisse également car malheureusement, le constat est là également, bien triste.
Il me faudrait bien des pages de commentaire pour m'étendre là-dessus. C'est un fait, c'est une fumisterie orientée sur le profit. Les "producteurs" sont prêts à tout faire gober pour justifier leur sombre bizness. Malheureusement, là non plus ça ne changera pas…


Cordialement,

Écrit par : Oli | 18/10/2012

L'extérieur du cheval a une influence bénéfique sur l'intérieur de l'homme (W. Churchill)

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